Elma Saiz annonce le lancement des premières bourses pour préparer les concours d’accès à la Sécurité sociale
10/07/2026
Clôture du cours UIMP “Sécurité sociale, un pont entre les générations”
Elma Saiz annonce le lancement des premières bourses pour préparer les concours d’accès à la Sécurité sociale
Topics:
- L'initiative prévoit 23 aides, dotées chacune de 8 400 euros par an, pour faciliter la préparation de ceux qui veulent rejoindre la Sécurité sociale et favoriser l'égalité des chances dans l'accès à l'emploi public.
- « Nous voulons que le développement d’une carrière professionnelle dans la sécurité sociale soit une option réelle pour toute personne ayant une vocation de service public », a déclaré la ministre.
- « L’une des avancées les plus importantes a été d’intégrer à la Sécurité sociale ceux qui effectuent leurs stages de formation non rémunérés. Depuis son lancement, plus de 2,3 millions de jeunes ont bénéficié de cette mesure », a-t-il déclaré.
- La ministre a clôturé aujourd’hui le cours qui a réuni cette semaine à Santander des experts et des professionnels pour aborder le modèle de coexistence intergénérationnelle que la Sécurité sociale apporte à notre État du bien-être
Share on social networks:
La ministre de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, Elma Saiz, a avancé aujourd’hui à Santander une initiative pour créer les premières bourses destinées à préparer les concours aux corps supérieurs de la Sécurité sociale. La mesure prévoit 23 aides, chacune dotée de 8 400 euros par an, pour un investissement total de 193 200 euros, afin de faciliter la préparation de ceux qui souhaitent rejoindre cette institution et de favoriser l'égalité des chances dans l'accès à l'emploi public.
Lors de la clôture du cours de l’Université Internationale Menéndez Pelayo (UIMP) « Sécurité Sociale, un pont entre les générations », la ministre a défendu que développer une carrière professionnelle dans la Sécurité Sociale doit être une option réelle pour toute personne ayant une vocation de service public, basée sur le mérite et la capacité. En outre, il a indiqué que les bases réglementaires pour l'octroi de ces bourses ont été publiées aujourd'hui au Journal officiel de l'État.
Instrument de cohésion sociale
Saiz a mis en valeur l’effort, l’apprentissage et le talent des jeunes et a rappelé l’une des réformes les plus importantes impulsées ces dernières années : intégrer à la Sécurité sociale ceux qui effectuent des stages de formation non rémunérés. « Depuis son lancement, il y a deux ans et demi, plus de 2,3 millions de jeunes qui ont effectué ces stages ont passé au moins une journée à la sécurité sociale », a-t-il souligné.
Dans le cadre du cours qui s’est clôturé aujourd’hui et qui a réuni différents experts en matière de sécurité sociale, Elma Saiz a indiqué que le séminaire constate que la sécurité sociale n’est pas seulement « un mécanisme de protection contre la maladie, la retraite ou le chômage, mais un des principaux instruments de cohésion sociale dont dispose notre pays ».
Selon lui, « la sécurité sociale est l’expression la plus claire d’un contrat social fondé sur la solidarité intergénérationnelle, dans lequel chaque génération contribue au bien-être de la suivante et reçoit, à son tour, le soutien de ceux qui l’ont précédée ». Et s’adressant aux jeunes, il a ajouté que « protéger ceux qui sont aujourd’hui à la retraite et offrir des opportunités à ceux qui commencent leur vie professionnelle ne sont pas des objectifs incompatibles ; ce sont les deux faces d’une même politique publique ».
Il a également revendiqué la valeur des réformes impulsées à partir des recommandations du Pacte de Tolède, visant à renforcer l’équité, la suffisance et la durabilité du système public de pensions. « Un système de sécurité sociale n’est durable que s’il maintient la confiance de ceux qui le soutiennent, et cette confiance passe nécessairement par les jeunes », a-t-il précisé.
La sécurité sociale, modèle de coexistence intergénérationnelle
Le séminaire « Sécurité sociale, un pont entre les générations » a réuni cette semaine des experts et des professionnels pour analyser le modèle de coexistence intergénérationnelle que représente la sécurité sociale et les défis de durabilité du système.
Les journées ont abordé, d’un point de vue juridique, économique, politique et sociologique, des questions telles que la solidarité entre les générations, le faux conflit générationnel et le rôle des jeunes dans l’avenir du système.
Dès son ouverture, le secrétaire d’État à la Sécurité sociale et aux Pensions, Borja Suárez, a souligné que les réformes entreprises visent à garantir la durabilité du système au cours des prochaines décennies et à renforcer la confiance des jeunes dans une protection qui les accompagne dès le début de leur vie professionnelle. Parmi les conclusions présentées ces jours-ci, il convient de souligner l’impact positif des réformes entreprises ces dernières années qui contribuent à renforcer la solvabilité du système.
En ce sens, les participants ont convenu de la nécessité d’améliorer la pédagogie pour mieux expliquer le fonctionnement de la Sécurité sociale et démonter certains mythes parmi les jeunes générations.
Attention aux plus jeunes
L'analyse de la situation des jeunes sur le marché du travail a également occupé une place importante dans le séminaire. Les experts ont souligné les effets positifs de la réforme du travail sur la qualité de l’emploi des jeunes, avec une augmentation importante du recrutement à durée indéterminée, une réduction du temps de travail et une présence accrue des moins de 30 ans dans des activités à plus forte valeur ajoutée.
Les journées ont également servi à analyser INTEGRASS, l’outil développé par la Sécurité sociale pour projeter l’évolution des dépenses et évaluer la viabilité financière du système. Ses premières conclusions indiquent que, à la lumière des données et des mesures prises ces dernières années, le système est prêt à relever les défis découlant du vieillissement de la population et de la retraite de la génération du baby boom.